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🎯 Je connais les projets que j’ai pour vous

INTRODUCTION – UN VERSET TRÈS CONNU… MAIS MAL CONNU

Bien-aimés dans le Seigneur,

Il y a des versets que l’on entend partout. Sur les affiches, sur les statuts WhatsApp, sur les cartes d’anniversaire, dans les prédications de début d’année.

Jérémie 29.11 en fait partie :

« Je connais les projets que j’ai formés pour vous… projets de paix et non de malheur, pour vous donner un avenir et une espérance. »

Nous l’aimons, et c’est normal. Mais la vraie question est : savons-nous vraiment à qui Dieu parlait, et dans quelle situation ?

Parce que si nous comprenons le contexte, ce verset devient encore plus puissant. Ce n’est pas une petite phrase “positive” qu’on colle sur sa vie. C’est une parole de Dieu adressée à un peuple en crise, un peuple en exil, un peuple qui se demande :

« Est-ce que Dieu a fini avec nous ? Est-ce que notre histoire est terminée ? »

Et je crois que beaucoup, aujourd’hui, se posent les mêmes questions :

  • “Avec tout ce que j’ai vécu… est-ce que Dieu a encore un projet pour moi ?”

  • “Avec ce divorce, ce deuil, cet échec, ce péché… est-ce que c’est encore possible de parler d’avenir et d’espérance ?”

Cette semaine du 18 au 24 janvier 2026, nous allons laisser Dieu nous parler au travers de Jérémie 29.4-14. Nous allons découvrir trois grandes choses :

  1. Dieu parle à un peuple en exil.

  2. Dieu révèle son cœur : des projets de paix, d’avenir et d’espérance.

  3. Dieu appelle son peuple à répondre : vivre, prier, le chercher, revenir à lui.

Et ensuite, nous verrons comment cela rejoint nos propres “exils” aujourd’hui, et comment, en Christ, Dieu nous donne un avenir et une espérance.

1. DIEU PARLE À UN PEUPLE EN EXIL

Lisons le début du chapitre 29 (v.1–4, résumé) : Jérémie envoie une lettre aux anciens, aux prêtres, aux prophètes et au reste du peuple que Nabuchodonosor a emmenés de Jérusalem à Babylone.

1.1. Un peuple déraciné, brisé, en confusion

Israël ne se trouve plus :

  • dans sa terre promise ;

  • ni près de son Temple ;

  • ni sous la royauté de David.

Ils sont maintenant :

  • dans un empire païen,

  • entourés d’idoles,

  • dans une culture qui n’est pas la leur,

  • avec l’impression profonde que Dieu les a abandonnés.

C’est ça, l’exil : être loin de là où on pensait que Dieu voulait qu’on soit.

Et pourtant, même là, Dieu parle encore.

On le voit ailleurs dans la Bible :

  • En Daniel 1–2, de jeunes hommes (Daniel et ses amis) sont arrachés à Juda, rebaptisés, plongés dans la culture babylonienne. Tout aurait pu les faire douter. Mais au milieu de l’exil, Dieu leur donne sagesse, intelligence et révélation des mystères.

  • En Esther, une jeune femme juive devient reine en Perse, dans une société païenne, pour que Dieu sauve son peuple d’un génocide. L’exil n’est pas la fin de l’histoire : c’est le cadre où Dieu écrit une nouvelle page.

Frères et sœurs, peut-être que certaines personnes qui m’écoutent se reconnaissent :

  • tu n’es pas là où tu avais imaginé être à ce stade de ta vie ;

  • tu te sens “en exil” : exil géographique, familial, émotionnel ou même spirituel ;

  • tu regardes ta situation et tu te dis :

    « Ce n’est pas pour ça que j’avais prié… »

C’est à des gens comme toi que Dieu parle dans Jérémie 29.

1.2. Faux prophètes vs. vérité de Dieu

Dans le chapitre 28 et dans 29.8-9, Dieu dénonce les faux prophètes.Ils disaient en gros :

“Ne vous inquiétez pas ! L’exil sera très court !Dans deux ans, tout sera réglé, vous rentrerez à la maison.”

Ce discours-là, il nous plaît, n’est-ce pas ?Nous aimons les paroles qui promettent :

  • du rapide,

  • du sans douleur,

  • du sans processus.

Mais Dieu dit par Jérémie :

« Non. Ce sera soixante-dix ans. Installez-vous. Construisez. Vivez. Cherchez le bien de la ville où je vous ai envoyés. » (v.10 et v.4–7)

👉 Dieu ne flatte pas nos oreilles. Il dit la vérité, même quand cette vérité inclut un temps long, inconfortable, incompris.

Bien-aimés, Dieu ne nous doit pas un chemin facile, mais Il nous promet sa présence et son projet au milieu des chemins difficiles.

2. DIEU RÉVÈLE SON CŒUR : DES PROJETS DE PAIX, D’AVENIR ET D’ESPÉRANCE

C’est sur ce fond de crise et de longue attente que Dieu prononce Jérémie 29.11 :

« Moi, je connais les projets que j’ai formés pour vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et une espérance. »

2.1. « Moi, je connais les projets… »

Dieu ne dit pas :

“Vous, vous connaissez mes projets.”

Non. Il dit :

“Moi, je connais.”
  • Le peuple ne comprend pas l’exil.

  • Il ne comprend pas pourquoi Dieu n’a pas empêché la catastrophe.

  • Il ne comprend pas pourquoi il doit rester si longtemps en terre étrangère.

Mais Dieu dit :

« Même si vous ne voyez rien, moi, je sais ce que je fais. Vos yeux voient la déportation, les larmes, la perte. Mes yeux voient la correction, la purification, la préparation et, au bout, la restauration. »

La Bible le confirme ailleurs :

  • Ésaïe 55.8-9 :

    « Mes pensées ne sont pas vos pensées,et vos voies ne sont pas mes voies… »

  • Romains 11.33 :

    « Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! »

Frères et sœurs, il y a des saisons où nous n’avons aucune lecture de ce qui se passe. Nous ne pouvons pas dire : “Je comprends.” Mais nous pouvons dire :

“Je ne sais pas, mais mon Dieu, lui, sait.”

2.2. « Projets de paix, et non de malheur »

Le mot “paix” ici, c’est shalom. Shalom, ce n’est pas seulement “pas de guerre”. C’est :

  • intégrité,

  • restauration,

  • bien-être profond,

  • relation rétablie avec Dieu.

Dieu ne nie pas le malheur actuel de son peuple. L’exil est réellement douloureux, ce n’est pas du cinéma. Mais Il dit :

« Le projet final que j’ai pour vous, ce n’est pas le malheur. Mon objectif n’est pas votre destruction définitive, mais votre restauration. »

Le prophète des Lamentations, au milieu des ruines de Jérusalem, ose dire :

« Car le Seigneur ne rejette pas à toujours. Mais, lorsqu’il afflige, il a compassion selon sa grande miséricorde ; car ce n’est pas volontiers qu’il humilie et qu’il afflige les enfants des hommes. » (Lamentations 3.31-33)

Même quand Dieu discipline, ce n’est pas pour écraser, c’est pour ramener, pour sauver.

2.3. « Pour vous donner un avenir et une espérance »

“Avenir” = une fin qui n’est pas la ruine. “Espérance” = la capacité de regarder devant sans être écrasé par le présent.

Le peuple pense :

« Notre avenir est terminé. »

Dieu répond :

« Non. Vous voyez la page actuelle, mais ce n’est pas le livre entier. J’ai encore des chapitres à écrire. »

Regarde l’histoire de Joseph :

  • trahi par ses frères,

  • vendu comme esclave,

  • accusé à tort,

  • oublié en prison…

Tout laisse penser :

« Sa vie est finie. »

Mais à la fin, Joseph peut dire à ses frères :

« Vous aviez médité de me faire du mal ; Dieu l’a changé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux. » (Genèse 50.20)

Voilà ce que signifie :

“Un avenir et une espérance.”

Dieu est capable de prendre même ce qui était destiné au malet de le retourner en chemin de vie.

3. DIEU APPELLE SON PEUPLE À RÉPONDRE : VIVRE, PRIER, CHERCHER, REVENIR

Attention : Jérémie 29.11 n’est pas une promesse “magique” qu’on subit passivement. Dieu ne dit pas :

“Restez assis à vous plaindre, je m’occupe du reste.”

Les versets autour du v.11 montrent clairement une responsabilité du peuple.

3.1. Vivre et construire au cœur de l’exil

Dans les versets 5 à 7, Dieu leur dit :

« Bâtissez des maisons et habitez-les. Plantez des jardins et mangez-en le fruit. Mariez vos fils et vos filles… Recherchez la paix de la ville où je vous ai déportés, et priez l’Éternel en sa faveur, car votre paix dépend de la sienne. »

En d’autres termes, Dieu leur dit :

“Vous n’êtes pas en attente morte. Même en exil, je vous demande de vivre, de travailler, de construire, de bénir.”

Et c’est ce que nous voyons chez :

  • Daniel : en plein Babylone, il sert plusieurs rois, excelle dans son travail, mais reste fidèle à Dieu. Son exil devient une plateforme de témoignage.

  • Néhémie : en Perse, au service du roi, il ne se contente pas de pleurer sur Jérusalem ; il prie, puis il se lève pour rebâtir les murailles.

Peut-être que toi aussi, tu es dans un lieu, dans une saison que tu n’as pas choisie :

  • un pays où tu ne pensais pas vivre,

  • un travail que tu n’aimes pas,

  • une situation familiale compliquée.

Dieu te dit :

“Je ne t’ai pas demandé de mettre ta vie en pause. Là où tu es, commence à bâtir, à planter, à bénir. Je suis capable de te donner un avenir à partir de ce lieu d’exil.”

3.2. Prier et chercher Dieu de tout son cœur

Dieu poursuit (v.12-13) :

« Vous m’invoquerez, et vous partirez ; vous me prierez, et je vous exaucerai. Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. »

Remarque :

  • L’espérance de Jérémie 29.11 n’est pas une espérance sans Dieu.

  • C’est une espérance en Dieu, fondée sur une relation restaurée avec Lui.

Dieu promet :

  • une écoute : « Je vous exaucerai » ;

  • une rencontre : « Je me laisserai trouver » ;

  • mais Il précise : « si vous me cherchez de tout votre cœur. »

Et c’est exactement ce que l’on voit chez :

  • Daniel 9 : lorsqu’il lit les paroles de Jérémie sur les 70 ans, il comprend que le temps approche. Il aurait pu dire : “Bon, Dieu va le faire tout seul.” Mais non :

    « Je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, afin de recourir à la prière et aux supplications, en jeûnant, en prenant le sac et la cendre. » Il s’approprie la promesse en prière.

  • Néhémie 1 : à l’annonce de l’état des murailles de Jérusalem, il pleure, jeûne, prie, confesse les péchés du peuple et cherche la faveur de Dieu avant d’agir.

Dans l’exil, la tentation, c’est :

  • le découragement,

  • la révolte,

  • l’amertume,

  • la passivité.

Dieu dit :

“Je veux faire de cette saison un temps où tu vas me chercher plus profondément, pas un temps où tu vas te fermer.”

3.3. Revenir à Dieu : la vraie restauration

Le verset 14 ajoute :

« Je me laisserai trouver par vous… Je vous rassemblerai de toutes les nations… Je vous ramènerai dans le lieu d’où je vous ai emmenés en captivité. »

Oui, Dieu parle d’un retour du peuple sur sa terre. Mais avant tout, il veut un retour du cœur.

Le plus grand projet de Dieu, ce n’est pas :

  • de nous remettre simplement dans notre confort,

  • ni de nous rendre la “vie d’avant”.

Son premier projet, c’est :

de nous ramener à Lui, de restaurer la communion, d’enlever ce qui bloque la relation.

4. NOS « EXILS » AUJOURD’HUI ET L’ESPÉRANCE EN CHRIST

Frères et sœurs, nous aussi, nous connaissons des formes d’exil :

  • Exil géographique : tu vis loin de ton pays, de ta culture, de ta famille.

  • Exil émotionnel : tu te sens incompris, isolé, rejeté.

  • Exil spirituel : tu as l’impression que Dieu est loin, que la prière ne passe plus.

  • Exil social : rejet, injustice, chômage, précarité, marginalisation.

Et dans ces situations, la tentation est de penser :

« Dieu a fini avec moi. Il ne reste plus qu’à survivre. »

Mais à travers Jérémie 29, Dieu te dit :

“Je connais les projets que j’ai pour toi. Ce que tu vis n’est pas le dernier mot. Mon projet n’est pas ta destruction, mais ta restauration. Je veux te donner un avenir et une espérance.”

Et pour nous qui sommes en Jésus-Christ, cette parole va encore plus loin.

En Christ :

  • Dieu nous donne une espérance vivante qui dépasse cette vie :

    « Il nous a régénérés… pour une espérance vivante, pour un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller, ni se flétrir… » (1 Pierre 1.3-4).

  • Il fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment :

    même ce qui, pour nous, ressemble à de l’exil ou à de la perte (Romains 8.28).

  • Il prépare un avenir éternel où il n’y aura plus ni larmes, ni mort, ni deuil :

    « Il essuiera toute larme de leurs yeux… » (Apocalypse 21.1-4).

  • Nos afflictions présentes sont réelles, mais elles ne sont pas la fin :

    « Nos légères afflictions du moment présent produisent… un poids éternel de gloire… car nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles. » (2 Corinthiens 4.17-18).

Même si certaines “restitutions” ne se feront pas comme nous l’avions imaginé sur cette terre, en Christ, Dieu nous garantit un avenir et une espérance que personne ne peut confisquer.

5. APPEL & PRATIQUE

J’aimerais te poser quelques questions, à toi qui m’écoutes :

  1. Dans quel domaine de ta vie te sens-tu en exil ?

    • Un lieu où tu n’aurais jamais voulu être,

    • une situation imposée,

    • un long temps d’attente où tu ne comprends plus rien.

  2. Es-tu prêt à croire que Dieu n’a pas fini avec toi ? Même si tu ne comprends pas, es-tu prêt à dire :

    “Seigneur, je crois que tu connais les projets que tu as pour moi.”

  3. Vas-tu accepter d’obéir à ce que Dieu dit dans l’exil ?

    • Vivre, bâtir, bénir, chercher la paix là où tu es ;

    • prier, le chercher de tout ton cœur ;

    • revenir à Lui là où tu t’en es éloigné.

  4. Vas-tu remettre ton avenir entre ses mains, aujourd’hui ?

    Pas seulement réciter le verset, mais lui dire concrètement :

    “Seigneur, voici ma situation, voici mon exil, voici ma confusion… Je te donne mon avenir. Écris ton histoire. Donne-moi ton shalom, ton avenir et ton espérance.”

PRIÈRE DE CLÔTURE (TU PEUX LA PRIER TELLE QUELLE OU L’ADAPTER)

Seigneur notre Dieu, merci pour ta Parole. Merci parce que tu n’as pas prononcé Jérémie 29.11à un peuple qui avait tout réussi,mais à un peuple en exil, brisé, confus. Aujourd’hui, nous te présentons nos propres exils : nos lieux de déracinement, de souffrance, d’incompréhension. Là où nous nous sentons loin de ce que nous avions rêvé. Nous confessons que, souvent, nous avons cru que c’était fini, que tu avais terminé avec nous. Mais tu nous dis encore : « Moi, je connais les projets que j’ai pour vous ; projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et une espérance » Seigneur, nous choisissons de te faire confiance. Même si nous ne comprenons pas ton chemin, nous croyons que tu n’as pas perdu le contrôle. Aide-nous à vivre, à construire, à bénir, même au cœur de nos exils. Réveille en nous la soif de te chercher de tout notre cœur. Ramène-nous là où notre cœur s’est éloigné. Pour chaque personne qui se sent sans avenir, sans force, sans espérance, je te prie maintenant : répands ton Esprit, restaure l’espérance, murmure à son cœur : « Ce n’est pas fini. Je connais les projets que j’ai pour toi. » Nous déposons notre avenir entre tes mains, dans le nom puissant de Jésus-Christ. Amen. 🙏

 
 
 

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